vendredi 30 mars 2012

Coupures budgétaires : les organismes communautaires de la Petite-Patrie se mobilisent. Mon équipe sera présente !

Ce mercredi, le 4 avril, une mobilisation du communautaire et des citoyens aura lieu pour dénoncer les budgets des gouvernements fédéral et provincial. Je suis retenu à la Chambre des communes ce jour-là mais mon équipe et les membres de l'association seront présents !

Voici le communiqué relatif à la mobilisation :

La Coalition contre la pauvreté de La Petite-Patrie et le Regroupement des tables de concertation de La Petite-Patrie (RTCPP) invitent les groupes communautaires et la population à venir dénoncer les budgets des gouvernements fédéral et provincial qui confirment l’abandon de nos acquis sociaux et démocratiques entrepris depuis déjà trop longtemps. Un rendez-vous est lancé le 4 avril à 10h00 au 6839A, rue Drolet afin d’aller rejoindre la manifestation organisée par la Coalition montréalaise pour la survie des services publics qui se déroulera aux abords du métro Rosemont.

Étant à même de constater que les mesures de tarification et de diminution de service envisagées participeront à plonger de nouvelles personnes dans la pauvreté, les regroupements redoutent les impacts à court et à long terme sur les conditions de vie des gens de La Petite-Patrie et sont indignés de constater que la majorité de la population fera injustement les frais pour le maintien de privilégiés de la finance et de la grande l’entreprise.

C’est donc un appel à la plus grande mobilisation qui est lancé pour le 4 avril à 10h00 au 6839A, rue Drolet. L’action de sensibilisation et de ralliement ne prévoit pas de bloquer la circulation et devrait se terminer à midi. Les groupes sont invités à confirmer leur présence en écrivant au communication@petitepatrie.org

Pour lire le communiqué complet, consultez le www.petitepatrie.org/bulletin/communique_manif_budget_4avril.pdf

Budget conservateur : pas de répit pour les Québécois

Les familles, les personnes âgées et les travailleurs sont encore une fois les grands perdants du budget conservateur.
Les compressions annoncées dans le programme de la Sécurité de la vieillesse et dans le financement des soins de santé ont été confirmées dans le plan budgétaire déposé par le ministre des Finances.
19 000 fonctionnaires vont perdre leur emploi à cause de ce budget. Les conservateurs disent qu'ils font le "ménage". Moi, je pense qu'ils se prennent pour des apprentis-sorciers. Avez-vous appelé récemment Service Canada ? Il faut attendre souvent près de 30 minutes pour qu'un agent décroche. Comment se permettre de continuer à couper alors que déjà les citoyens sont déjà si mal servis ?
Dans Rosemont-La Petite-Patrie, 2000 ménages attentent un logement social. Que prévoit le nouveau budget pour eux ? Rien !
Autre point très grave : Stephen Harper avait promis de ne pas s’attaquer aux transferts en matière de santé et n’a jamais parlé de couper dans le programme de la Sécurité de la vieillesse. Mais maintenant, il met en péril la sécurité de retraite et les soins de première ligne des Québécois. Stephen Harper préfère transférer les coûts aux provinces pour rétablir l’équilibre budgétaire sur leur dos. C’est inacceptable.
Les conservateurs n’ont aucun plan pour la création d’emplois dans ce budget.
« Ce budget ne comporte aucune stratégie pour créer ou maintenir des emplois au Canada, a souligné M. Mulcair. Les conservateurs ont de l’argent pour construire des prisons, acheter des avions de chasse et faire des cadeaux aux grandes entreprises, mais rien pour les milliers de travailleurs qui ont perdu leur emploi au cours des derniers mois.»
Le NPD va se battre pour protéger les services sur lesquels les Québécois comptent et pour que les compressions des conservateurs les affectent le moins possible.

mardi 27 mars 2012

BRAVO À THOMAS MULCAIR POUR SON ÉLECTION COMME CHEF DU NOUVEAU PARTI DÉMOCRATIQUE

L’élection de Thomas Mulcair à la tête du Nouveau Parti démocratique permettra d’opposer une voix forte aux conservateurs de Stephen Harper et mènera les progressistes au pouvoir en 2015.

Thomas Mulcair a démontré tout au long de sa carrière des qualités de chef exceptionnelles. Il a ouvert la voie à l’élection de 58 néo-démocrates au Québec. C’est un excellent tribun dont la voix montrera les failles des conservateurs, tant au niveau de leur programme politique que de leur gestion de l’État.

Plus de 59 00 personnes ont participé à l’élection du nouveau chef et 4600 étaient sur place à Toronto, lors du plus gros congrès de l’histoire du parti.

Thomas Mulcair, Niki Ashton, Nathan Cullen, Peggy Nash et Paul Dewar sont d’excellents orateurs. Je suis heureux de les avoir à nouveau à mes côtés à la Chambre des communes. Cette équipe unie nous permettra de remplacer les conservateurs en 2015. Ce gouvernement est déconnecté de la réalité et de la vie des gens. Comment peut-il même envisager de couper dans les pensions de vieillesse, sachant que c’est de l’argent qui va à des gens qui en ont vraiment besoin ? En Chambre, le NPD s’efforce de rétablir une vision réaliste des choses afin de défendre les emplois, les familles et les ainés.

lundi 26 mars 2012

C-31.Un projet de loi inhumain et contraire à la Constitution

Retour au Parlement après le Congrès de cette fin de semaine.


Le projet de loi C-31 pourrait violer les droits humains de façon significative, y compris:
la détention de personnes innocentes et les jeunes (12 mois sans un examen des motifs de la détention);
• un effet rétroactif. C-a-d, dépouiller du statut de résident permanent certains résidents ayant le statut de réfugié;
la discrimination contre des groupes de réfugiés et des demandeurs d'asile
désignés par le Ministre;
• un processus de réclamation qui pourrait dans certaines circonstances, être si injuste, qu"il pourrait conduire des individus à être renvoyés du Canada vers un pays où ils risqueraient la torture, la persécution ou même la mort.

Lundi le 26 mars à Ottawa, L'association canadienne des libertés civiles ont mis en scène une forme de théâtre de rue pour protester contre le projet de loi C-31. Les individus qui le veulent bien ont la possibilité de prendre leur photo de l'intérieur ou devant une «cellule de prison". Cet acte est destiné à signifier que nous sommes avec les demandeurs d'asile qui seraient persécutés sous le projet de loi C-31, et de s'opposer fermement à l'adoption de ce projet de loi.

mercredi 21 mars 2012

Deux visites au Collège de Rosemont



Au cours des derniers jours, je me suis rendu à deux reprises au Collège de Rosemont pour manifester ma solidarité aux étudiants en grève contre l’augmentation des frais de scolarité. J' ai participé au conseil de grève du vendredi 16 mars et je me suis joint à la ligne de piquetage le mercredi 28 mars.
J’appuie l’Association générale des étudiantes et étudiants du collège de Rosemont (AGECR) dans leur volonté d’améliorer la situation financière des étudiantes et étudiants de niveau postsecondaire et l’accessibilité aux études universitaires. Les revendications des étudiantes et étudiants sont légitimes et mon parti, le NPD, exige du gouvernement fédéral qu’il agisse, dans le respect des champs de compétence du gouvernement du Québec, afin d’atténuer l’augmentation des frais de scolarité.
Je serai à la grande manifestation du 22 mars pour revendiquer l’atténuation de l’endettement étudiant et pour permettre au plus grand nombre de faire des études postsecondaires.

mardi 20 mars 2012

Le gouvernement Harper se moque de l'industrie aéronautique canadienne




Les députés néo-démocrates Alexandre Boulerice (Rosemont-La-Petite-Patrie), Ève Péclet (La-Pointe-de-l'Île) et Isabelle Morin (Notre-Dame-de-Grâce-Lachine) ont affirmé leur soutien aux travailleurs d’Aveos rassemblés devant l’entreprise de Dorval mardi matin. Remerciés abruptement sans préavis, les travailleurs sont plongés dans l’incompréhension et le NPD a questionné l'immobilisme du gouvernement Harper dans ce dossier.

«L’entêtement du gouvernement de ne pas intervenir afin de protéger 1800 emplois est emblématique de la position des conservateurs vis-à-vis de tous les dossiers touchant le Québec. Ne pas intervenir dans un cas de mise à pied aussi massif, c’est se moquer de l’industrie aéronautique», affirme Ève Péclet.

«Le gouvernement conservateur ne se penche pas sur ce dossier sous prétexte qu’Air Canada et Aveos sont des entreprises privées. Pourtant, il ne se gêne pas pour intervenir dans les relations de travail de ces même entreprises», ajoute Alexandre Boulerice.

Rappelons que la Loi sur participation publique au capital d’Air Canada oblige l’entreprise à maintenir les activités du siège social dans la région métropolitaine et les centres d’entretien et de révision des avions dans les villes de Montréal, Winnipeg et Mississauga. À Montréal, les 1800 employés d’Aveos effectuaient le type de travail explicitement mentionné dans la loi.

Pour sa part, Isabelle Morin, qui représente la circonscription où se trouve Air Canada et où résident plusieurs des employés affectés, ne comprend pas comment une entreprise peut jeter ainsi ses travailleurs à la rue sans avertissement.

« Ces emplois sont importants pour l'économie montréalaise. Le gouvernement doit forcer Air Canada et ses sous-traitants à appliquer la loi et garder ces emplois ici », conclut Isabelle Morin.

C-31 : Les avocats dénoncent haut et fort les conséquences de ce projet de loi



Dernièrement, à la Chambre des Communes, Jason Kenney, Ministre de la Citoyenneté, de l’Immigration et du Multiculturalisme, niait que des avocats s'insurgent contre les conséquences que va engendrer C-31. Le forum organisé par ma collègue Sadia Groguhé, députée de Saint-Lambert et porte-parole adjointe en matière de citoyenneté et d'immigration, lui donne tort une fois de plus.


Autour de la table, deux avocats ont brillamment démontré les dangers de C-31. Mitchell Goldberg, vice-président de l'Association Canadienne des Avocats et Avocates en Droit des Réfugiés, a dénoncé les points suivants :


* La détention des demandeurs d'asile désignés par le ministre pendant 12 mois sans révision possible : Maitre Goldberg a fait un parallèle avec lequel je suis bien d'accord. Au Québec, l'une des rares fois où des gens ont été arrêtés de façon arbitraire, c'est après la loi sur les Mesures de guerre. C-31 permettra au ministre de mettre en prison pendant 12 mois des 'groupes' (entendre deux personnes ou plus) selon son bon vouloir, des gens dont le crime sera de chercher une vie sereine au Canada, loin des persécutions qu'ils subissent dans leur pays. Maitre Goldberg pense que la Cour Suprême aura à trancher sur la constitutionnalité de ce point-là.


* La résidence permanente conditionnelle : Un réfugié reconnu, installé depuis des années au Canada pourrait se faire renvoyer dans son pays d'origine si celui-ci est considéré comme étant devenu 'sûr'. Imaginez les centaines de milliers de Chiliens, Rwandais, Vietnamiens et autres qui sont venus pendant que leur pays connaissait la guerre ou la dictature et qui, après 15-20 ans, seraient renvoyés dans leur pays d'origine ! Après toutes ces années au Canada, leur pays, leur chez-eux, c'est le Canada !



Le forum de Madame Groguhé a permis d'aborder de nombreux autres sujets tel que la reconnaissance des diplômes. Merci pour ce bel événement, mobilisateur et rassembleur. C'est ensemble, avec la mobilisation des citoyens et des organismes communautaires que nous devons dire non à C-31 et défendre les droits des réfugiés !

vendredi 16 mars 2012

Longue vie à Tapage !

Tapage, un nouveau magazine pour et par les jeunes a été lancé hier, à l'Arthothèque dans Rosemont-La Petite-Patrie. C'est un excellent magazine, avec des articles très intéressants et une mise en page flyée et dynamique. Une publication vraiment rafraichissante.
Bravo à toute l'équipe !
http://www.tapage.ca/extras

jeudi 15 mars 2012

Le 9 mars, j'ai déposé à la Chambre des Communes une pétition de citoyens en soutien à Radio-Canada

"Monsieur le Président, un an après avoir fêté le 75e anniversaire de Radio-Canada, le gouvernement conservateur s'apprête à fragiliser cette institution emblématique. La situation est d'ailleurs ironique, car le parti qui veut sabrer dans le budget de Radio-Canada est celui-là même qui l'a créé. Oui, au début des années 1930, les conservateurs ont voulu un diffuseur public pour protéger l'identité canadienne et donner une tribune à l'expression des deux peuples fondateurs et des nations autochtones.

J'ai l'honneur de présenter une pétition de citoyens qui vient, d'une part, en soutien à Radio-Canada, et d'autre part, qui conteste les coupes de financement du seul radiodiffuseur national bilingue, qui a vu successivement son financement coupé de plus de 50 p. 100 par les libéraux et les conservateurs.

Malgré cela, CBC/Radio-Canada continue avec force de représenter la voix des Québécois et des Canadiens d'un bout à l'autre du pays. Ces gens tiennent à leur diffuseur public.

Les objectifs et le rôle de Radio-Canada doivent absolument être subventionnés à la hauteur des attentes imposées par les lois qui l'encadrent. Les conservateurs ont le devoir de protéger ce joyau qu'ils ont eux-mêmes créé."

mardi 13 mars 2012

Un bâillon pour accélérer les « détentions humanitaires » et autres entraves aux droits des réfugiés

Les conservateurs ont imposé lundi 11 mars leur 18e bâillon en Chambre, pour faire taire le débat sur le projet de loi C-31, car la discussion mettait trop en évidence l’absurdité de leurs mesures.

Avec C-31, les demandeurs d’asile arrivés avec l'aide d'un soi-disant « passeur » devront purger automatiquement un minimum de 12 mois de réclusion. Le ministre Jason Kenney défend cette mesure en disant qu’il s’agit de « détentions humanitaires » (voir la vidéo). Un contre-sens absolu ! Qu’y a-t-il d’humanitaire à jeter en prison des gens qui ont besoin de soutien psychologique après avoir vécu la guerre ou la persécution dans leur pays ?

Théoriquement les enfants des moins de 16 ans ne seront pas détenus, mais en réalité, les familles des demandeurs seront confrontées à un choix déchirant : rester ensemble en prison ou de se séparer de leurs enfants.

Les personnes arrivées avec l’aide d’un soi-disant « passeur » devront passer au moins 12 mois de détention ferme sans possibilité de révision par les tribunaux. La disproportion tient non seulement au fait que la période d’enfermement est excessive. Mais aussi, à ce que cette mesure retire aux demandeurs d’asile – désignés par le ministre - des garanties procédurales et porte atteinte à leurs droits fondamentaux.

De surcroît, on punira les personnes ayant obtenu le statut de réfugié en en leur empêchant d’obtenir la résidence permanente et la réunification familiale avant 5 ans.

La détention automatique des demandeurs d’asile désignés est arbitraire, car cette dernière permet l’emprisonnement des personnes innocentes. Où est passé le principe de présomption d’innocence ?

À nos yeux, cette incarcération automatique est inefficace et contre-productive, Celle-ci se base sur le mythe selon lequel la répression dissuade. Cependant, dans des pays où des dispositifs pareils ont été mis en place, les demandes d’asile n’ont pas pour autant diminuée1. Les flux migratoires obéissent à leurs propres règles et conditions. L’incarcération automatique ne fera pas réduire le nombre des demandeurs d’asile, elle ne fera qu’augmenter leurs souffrances. Quoi que en dise le gouvernement, ce traitement n’est pas humanitaire.

Voici un lien vers une capture vidéo de mes interventions lors du débat du 6 mars dernier à la Chambre des Communes sur C-31:
http://ow.ly/9De6C




video


Idil Atak, « La détention et les droits humains » Vivre ensemble, Volume 17, No 58. Pag 27. Hiver/ Printemps 2010.

lundi 12 mars 2012

Trois femmes de la Petite-Patrie à l'honneur


Pour souligner la Journée Internationale des Femmes, la Coalition 8 mars Petite-Patrie a organisé un brunch de quartier dimanche dernier. Ma collègue Marie-Dominique Giguère était présente. Trois femmes exceptionnelles qui ont laissé leur marque dans le quartier ont été honorées lors de cet événement. Bravo et merci à Laurence Lagouarde, ancienne directrice du Service Entraide Passerelle (SEP), Guylaine Dion, qui a débuté sa carrière d’agente sociocommunautaire pour le Service de Police de la Ville de Montréal (SPVM) dans la Petite-Patrie, et Ninette Piou, directrice du Centre NA Rive!


Sur la photo : Guylaine Dion s'adresse aux femmes après avoir reçu le prix 'Merci'

jeudi 8 mars 2012

Femme : égalité de droit vs égalité de fait

Au Québec, le thème choisi cette année par le Collectif 8 mars dans le cadre de la Journée Internationale des Femmes est Le féminisme? … Plus actuel que jamais !. Le collectif 8 mars réunit la Fédération des femmes du Québec (FFQ), ses membres, l’Intersyndicale des femmes ainsi que la CSN et la FTQ.

Pourquoi ce thème ? Parce que l’on entend trop souvent dire que l’égalité est atteinte et que le féminisme n’a plus raison d’être. C’est faux. Bien sûr, un grand bout de chemin a été fait. Toutefois, comme le fait valoir la FFQ, «plusieurs indices d’égalité témoignent soit de la stagnation, soit du recul de l’égalité dans la société».

L’accès limité des femmes aux positions de pouvoir est l’un des nombreux constats qui inquiète

La composition du Parlement canadien en est un exemple flagrant. Un peu moins du quart des députés, soit 76 sur 307, sont des femmes. Lors des dernières élections, chez les Conservateurs, seulement 68 des 307 candidat-e-s étaient des femmes, soit 22%. Les Libéraux et le Bloc Québécois, quant à eux, comptaient respectivement 29% et 32% de candidates.

Au Nouveau Parti Démocratique, en mai dernier, 40% des candidat-e-s étaient des femmes, soit 124 candidates sur un total de 308. 40 d’entre elles ont été élues. Notre caucus est celui qui compte le plus grand nombre de femmes de toute l’histoire du Parlement. Nous continuerons à nous battre afin que les femmes aient leur voix au Parlement.

Dans l’association NPD de la circonscription que je représente, le 5 février dernier, en assemblée générale, nous avons choisi de nous doter de statuts qui exigent la parité des genres au sein du comité exécutif, faute de quoi des sièges seront laissés vacants. Résultat : Le comité exécutif est présentement composé de 5 femmes et de 5 hommes. Je salue cette initiative. Dans la lutte pour l’égalité des sexes, il ne faut pas se contenter de demi-mesures.

La pauvreté chez les femmes est également des plus inquiétantes

Les femmes ont beau être davantage scolarisées que les hommes, elles ont des revenus inférieurs à ceux-ci. Ce paradoxe est toujours d’actualité en 2012. Ainsi, quel que soit leur niveau d’études, les femmes touchent, à leur entrée sur le marché du travail, un salaire hebdomadaire brut inférieur à celui des hommes. Et même par la suite, les revenus d’emploi des femmes travaillant à temps plein correspondaient en 2008 à 78,4 % de ceux de leurs homologues masculins.

J’ai relu récemment les statistiques contenues dans le document« Portrait des Québécoises en 8 temps », édition 2011, publié par le Conseil du statut de la femme. On y lit que les raisons expliquant cet état de fait sont multiples, mais qu’elles sont principalement :
1) Les femmes tendent à se concentrer dans des professions majoritairement féminines (32,9 %), lesquelles sont moins bien rémunérées (secrétaire, vendeuse, caissière, éducatrice, infirmière, enseignante, etc.) et ;
2) Un fort pourcentage d’entre elles (23,9 %) travaillent à temps partiel.

Il est frappant de constater que selon les données de 2009, 63,4 % des travailleurs rémunérés au salaire minimum étaient des femmes.

La santé des femmes et leur droit à des conditions de travail décentes

J’ai déposé en octobre dernier un projet de loi visant à protéger les droits des femmes enceintes et allaitantes qui doivent quitter leur emploi pour protéger leur santé ou la santé de leur enfant.

Le Code canadien du travail prévoit actuellement des dispositions incitant les employeurs à offrir des tâches de remplacement si le travail d’une femme enceinte ou allaitante occasionne des risques pour sa santé. Si l’employeur ne peut muter l’employée, celle-ci peut se prémunir d’un congé sans solde.

Le projet de loi que j’ai déposé a pour objectif de permettre à toutes les travailleuses canadiennes de bénéficier d’un retrait préventif selon les dispositions en vigueur dans leur province. Au Québec, les travailleuses occupant un emploi régi par le Code du travail du Québec peuvent bénéficier de prestations de la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST). Ce projet de loi permettrait de mettre fin aux disparités de traitement entre les femmes occupant un travail régi par le Code du travail du Canada et le Code du travail du Québec.

La deuxième lecture de mon projet de loi aura lieu le 3 mai prochain.

En cette Journée Internationale des Femmes, je tiens à saluer nos sœurs, nos mères, nos filles, nos collègues et toutes les femmes qui bâtissent notre société. J'encourage toutes les jeunes femmes à foncer, prendre leur place et briser les barrières qui existent, hélas, toujours vers le chemin de l'égalité entre les hommes et les femmes.

J’invite les femmes intéressées à se joindre au comité femmes de l’Association NPD de Rosemont – La Petite-Patrie à signifier leur intérêt en envoyant un courriel à npdrosemontpetitepatrie@gmail.comou en téléphonant au (438) 936-2015.

mardi 6 mars 2012

J’appuie l’Association générale des étudiantes, étudiants du Collège de Rosemont (AGECR)

Plus de 125 000 étudiants sont en grève à travers la province pour protester contre la hausse des frais de scolarité. Dans la circonscription que je représente à la Chambre des Communes se trouve un cégep: le Collège de Rosemont. L’Association générale des étudiantes, étudiants du Collège de Rosemont (AGECR) représente près de 3300 membres et a débuté son mandat de grève hier, au retour de leur relâche scolaire.

J’appuie l’AGECR dans sa volonté d’améliorer la situation financière des étudiantes et étudiants de niveau postsecondaire et l’accessibilité aux études universitaires. Les revendications des étudiantes et étudiants sont légitimes et mon parti, le NPD, exige du gouvernement fédéral qu’il agisse, dans le respect des champs de compétence du gouvernement du Québec, afin d’atténuer l’augmentation des frais de scolarité.

Le NPD a déposé un projet de loi à ce sujet le 23 juin 2011 (C-265). Ce projet de loi prévoit un transfert dédié aux provinces visant à assurer la qualité et l’accessibilité de l’éducation postsecondaire. Pour faire foi de notre volonté de réduire les frais de scolarité, le NPD s'est aussi engagé, au cours de la dernière campagne électorale, à augmenter le transfert fédéral à cette fin de 800 millions de dollars. Nous demandons également au gouvernement fédéral de réduire l’impôt des étudiantes et étudiants de niveau postsecondaire en faisant passer le crédit d’impôt fédéral à l’éducation de 4 800$ à 5 760$.

Je me joindrai aux étudiants du Collège de Rosemont pour piqueter la semaine prochaine. Venez vous joindre à moi!

jeudi 1 mars 2012

Arrêtons de mettre des enfants de réfugiés en prison !



Aujourd'hui, lors de ma déclaration à la Chambre des communes, j'ai dénoncé l’incarcération d’au moins 430 enfants par année dans des prisons canadiennes. Ces jeunes, ce sont des enfants de réfugiés, qui ont connu la guerre, la violence, la famine. Qu’est-ce que le Canada leur offre ? Un séjour en prison, sans éducation, sans soutien psychologique. Pourquoi sont-ils enfermés ? Parce qu’un agent d’immigration a considéré que leur parent pourrait ne pas se présenter devant les autorités ou ce parent n’a pas convaincu l’agent de son identité. Alors qu’évidemment, souvent une personne persécutée doit quitter son pays sous une fausse identité.

J'ai également rappelé que la situation ne va pas s’améliorer prochainement, étant donné que C 31 prévoit de rallonger les peines de prison pour les demandeurs d’asile qui arrivent en bateau, avec un soi-disant passeur et pire encore un groupe désigné directement par le ministre. Ce sont donc des dizaines d’enfants de plus qui iront dans les prisons canadiennes, souvent pour plus d’un an.



Le Conseil Canadien pour les Réfugiés, un organisme dans Rosemont-La Petite-Patrie, dit que cette incarcération est contraire à la Charte Canadienne des droits et liberté et à la Convention internationale relative aux droits de l’enfant.




Soyez certains que le NPD travaillera fort à mobiliser l’opinion publique pour que les nouvelles cellules de prisons de Monsieur Harper ne soient pas remplies de dizaines d’enfants qui ont besoin de soins et d’éducation.




J'ai parlé des enfants de réfugiés lors d’une déclaration à la Chambre des communes. Dans ce cadre-là un député peut s’exprimer sur le sujet de son choix, pendant une minute au maximum. D’autres débats plus étoffés auront lieu sur les réfugiés dans les prochaines semaines, quand le projet de loi C-31 sera débattu.


Crédit photo : UNHCR Les réfugiés maliens fuient au Niger en quête de sécurité

Journée d'actions contre les coupures prévues dans la fonction publique






Aujourd'hui, j'ai participé à la journée d'actions contre les coupures prévues dans la fonction publique. C'était encourageant de voir tous ces gens manifester contre les compressions.

C'est absurde d'entendre les conservateurs dirent qu'on doit choisir entre l'économie et de bons services publics!