"Monsieur le Président, un an après avoir fêté le 75e anniversaire de Radio-Canada, le gouvernement conservateur s'apprête à fragiliser cette institution emblématique. La situation est d'ailleurs ironique, car le parti qui veut sabrer dans le budget de Radio-Canada est celui-là même qui l'a créé. Oui, au début des années 1930, les conservateurs ont voulu un diffuseur public pour protéger l'identité canadienne et donner une tribune à l'expression des deux peuples fondateurs et des nations autochtones.
J'ai l'honneur de présenter une pétition de citoyens qui vient, d'une part, en soutien à Radio-Canada, et d'autre part, qui conteste les coupes de financement du seul radiodiffuseur national bilingue, qui a vu successivement son financement coupé de plus de 50 p. 100 par les libéraux et les conservateurs.
Malgré cela, CBC/Radio-Canada continue avec force de représenter la voix des Québécois et des Canadiens d'un bout à l'autre du pays. Ces gens tiennent à leur diffuseur public.
Les objectifs et le rôle de Radio-Canada doivent absolument être subventionnés à la hauteur des attentes imposées par les lois qui l'encadrent. Les conservateurs ont le devoir de protéger ce joyau qu'ils ont eux-mêmes créé."
jeudi 15 mars 2012
mardi 13 mars 2012
Un bâillon pour accélérer les « détentions humanitaires » et autres entraves aux droits des réfugiés
Les conservateurs ont imposé lundi 11 mars leur 18e bâillon en Chambre, pour faire taire le débat sur le projet de loi C-31, car la discussion mettait trop en évidence l’absurdité de leurs mesures.
Avec C-31, les demandeurs d’asile arrivés avec l'aide d'un soi-disant « passeur » devront purger automatiquement un minimum de 12 mois de réclusion. Le ministre Jason Kenney défend cette mesure en disant qu’il s’agit de « détentions humanitaires » (voir la vidéo). Un contre-sens absolu ! Qu’y a-t-il d’humanitaire à jeter en prison des gens qui ont besoin de soutien psychologique après avoir vécu la guerre ou la persécution dans leur pays ?
Théoriquement les enfants des moins de 16 ans ne seront pas détenus, mais en réalité, les familles des demandeurs seront confrontées à un choix déchirant : rester ensemble en prison ou de se séparer de leurs enfants.
Les personnes arrivées avec l’aide d’un soi-disant « passeur » devront passer au moins 12 mois de détention ferme sans possibilité de révision par les tribunaux. La disproportion tient non seulement au fait que la période d’enfermement est excessive. Mais aussi, à ce que cette mesure retire aux demandeurs d’asile – désignés par le ministre - des garanties procédurales et porte atteinte à leurs droits fondamentaux.
De surcroît, on punira les personnes ayant obtenu le statut de réfugié en en leur empêchant d’obtenir la résidence permanente et la réunification familiale avant 5 ans.
La détention automatique des demandeurs d’asile désignés est arbitraire, car cette dernière permet l’emprisonnement des personnes innocentes. Où est passé le principe de présomption d’innocence ?
À nos yeux, cette incarcération automatique est inefficace et contre-productive, Celle-ci se base sur le mythe selon lequel la répression dissuade. Cependant, dans des pays où des dispositifs pareils ont été mis en place, les demandes d’asile n’ont pas pour autant diminuée1. Les flux migratoires obéissent à leurs propres règles et conditions. L’incarcération automatique ne fera pas réduire le nombre des demandeurs d’asile, elle ne fera qu’augmenter leurs souffrances. Quoi que en dise le gouvernement, ce traitement n’est pas humanitaire.
Voici un lien vers une capture vidéo de mes interventions lors du débat du 6 mars dernier à la Chambre des Communes sur C-31:
http://ow.ly/9De6C
Avec C-31, les demandeurs d’asile arrivés avec l'aide d'un soi-disant « passeur » devront purger automatiquement un minimum de 12 mois de réclusion. Le ministre Jason Kenney défend cette mesure en disant qu’il s’agit de « détentions humanitaires » (voir la vidéo). Un contre-sens absolu ! Qu’y a-t-il d’humanitaire à jeter en prison des gens qui ont besoin de soutien psychologique après avoir vécu la guerre ou la persécution dans leur pays ?
Théoriquement les enfants des moins de 16 ans ne seront pas détenus, mais en réalité, les familles des demandeurs seront confrontées à un choix déchirant : rester ensemble en prison ou de se séparer de leurs enfants.
Les personnes arrivées avec l’aide d’un soi-disant « passeur » devront passer au moins 12 mois de détention ferme sans possibilité de révision par les tribunaux. La disproportion tient non seulement au fait que la période d’enfermement est excessive. Mais aussi, à ce que cette mesure retire aux demandeurs d’asile – désignés par le ministre - des garanties procédurales et porte atteinte à leurs droits fondamentaux.
De surcroît, on punira les personnes ayant obtenu le statut de réfugié en en leur empêchant d’obtenir la résidence permanente et la réunification familiale avant 5 ans.
La détention automatique des demandeurs d’asile désignés est arbitraire, car cette dernière permet l’emprisonnement des personnes innocentes. Où est passé le principe de présomption d’innocence ?
À nos yeux, cette incarcération automatique est inefficace et contre-productive, Celle-ci se base sur le mythe selon lequel la répression dissuade. Cependant, dans des pays où des dispositifs pareils ont été mis en place, les demandes d’asile n’ont pas pour autant diminuée1. Les flux migratoires obéissent à leurs propres règles et conditions. L’incarcération automatique ne fera pas réduire le nombre des demandeurs d’asile, elle ne fera qu’augmenter leurs souffrances. Quoi que en dise le gouvernement, ce traitement n’est pas humanitaire.
Voici un lien vers une capture vidéo de mes interventions lors du débat du 6 mars dernier à la Chambre des Communes sur C-31:
http://ow.ly/9De6C
Idil Atak, « La détention et les droits humains » Vivre ensemble, Volume 17, No 58. Pag 27. Hiver/ Printemps 2010.
lundi 12 mars 2012
Trois femmes de la Petite-Patrie à l'honneur
Pour souligner la Journée Internationale des Femmes, la Coalition 8 mars Petite-Patrie a organisé un brunch de quartier dimanche dernier. Ma collègue Marie-Dominique Giguère était présente. Trois femmes exceptionnelles qui ont laissé leur marque dans le quartier ont été honorées lors de cet événement. Bravo et merci à Laurence Lagouarde, ancienne directrice du Service Entraide Passerelle (SEP), Guylaine Dion, qui a débuté sa carrière d’agente sociocommunautaire pour le Service de Police de la Ville de Montréal (SPVM) dans la Petite-Patrie, et Ninette Piou, directrice du Centre NA Rive!
Sur la photo : Guylaine Dion s'adresse aux femmes après avoir reçu le prix 'Merci'
jeudi 8 mars 2012
Femme : égalité de droit vs égalité de fait
Au Québec, le thème choisi cette année par le Collectif 8 mars dans le cadre de la Journée Internationale des Femmes est Le féminisme? … Plus actuel que jamais !. Le collectif 8 mars réunit la Fédération des femmes du Québec (FFQ), ses membres, l’Intersyndicale des femmes ainsi que la CSN et la FTQ.
Pourquoi ce thème ? Parce que l’on entend trop souvent dire que l’égalité est atteinte et que le féminisme n’a plus raison d’être. C’est faux. Bien sûr, un grand bout de chemin a été fait. Toutefois, comme le fait valoir la FFQ, «plusieurs indices d’égalité témoignent soit de la stagnation, soit du recul de l’égalité dans la société».
L’accès limité des femmes aux positions de pouvoir est l’un des nombreux constats qui inquiète
La composition du Parlement canadien en est un exemple flagrant. Un peu moins du quart des députés, soit 76 sur 307, sont des femmes. Lors des dernières élections, chez les Conservateurs, seulement 68 des 307 candidat-e-s étaient des femmes, soit 22%. Les Libéraux et le Bloc Québécois, quant à eux, comptaient respectivement 29% et 32% de candidates.
Au Nouveau Parti Démocratique, en mai dernier, 40% des candidat-e-s étaient des femmes, soit 124 candidates sur un total de 308. 40 d’entre elles ont été élues. Notre caucus est celui qui compte le plus grand nombre de femmes de toute l’histoire du Parlement. Nous continuerons à nous battre afin que les femmes aient leur voix au Parlement.
Dans l’association NPD de la circonscription que je représente, le 5 février dernier, en assemblée générale, nous avons choisi de nous doter de statuts qui exigent la parité des genres au sein du comité exécutif, faute de quoi des sièges seront laissés vacants. Résultat : Le comité exécutif est présentement composé de 5 femmes et de 5 hommes. Je salue cette initiative. Dans la lutte pour l’égalité des sexes, il ne faut pas se contenter de demi-mesures.
La pauvreté chez les femmes est également des plus inquiétantes
Les femmes ont beau être davantage scolarisées que les hommes, elles ont des revenus inférieurs à ceux-ci. Ce paradoxe est toujours d’actualité en 2012. Ainsi, quel que soit leur niveau d’études, les femmes touchent, à leur entrée sur le marché du travail, un salaire hebdomadaire brut inférieur à celui des hommes. Et même par la suite, les revenus d’emploi des femmes travaillant à temps plein correspondaient en 2008 à 78,4 % de ceux de leurs homologues masculins.
J’ai relu récemment les statistiques contenues dans le document« Portrait des Québécoises en 8 temps », édition 2011, publié par le Conseil du statut de la femme. On y lit que les raisons expliquant cet état de fait sont multiples, mais qu’elles sont principalement :
1) Les femmes tendent à se concentrer dans des professions majoritairement féminines (32,9 %), lesquelles sont moins bien rémunérées (secrétaire, vendeuse, caissière, éducatrice, infirmière, enseignante, etc.) et ;
2) Un fort pourcentage d’entre elles (23,9 %) travaillent à temps partiel.
Il est frappant de constater que selon les données de 2009, 63,4 % des travailleurs rémunérés au salaire minimum étaient des femmes.
La santé des femmes et leur droit à des conditions de travail décentes
J’ai déposé en octobre dernier un projet de loi visant à protéger les droits des femmes enceintes et allaitantes qui doivent quitter leur emploi pour protéger leur santé ou la santé de leur enfant.
Le Code canadien du travail prévoit actuellement des dispositions incitant les employeurs à offrir des tâches de remplacement si le travail d’une femme enceinte ou allaitante occasionne des risques pour sa santé. Si l’employeur ne peut muter l’employée, celle-ci peut se prémunir d’un congé sans solde.
Le projet de loi que j’ai déposé a pour objectif de permettre à toutes les travailleuses canadiennes de bénéficier d’un retrait préventif selon les dispositions en vigueur dans leur province. Au Québec, les travailleuses occupant un emploi régi par le Code du travail du Québec peuvent bénéficier de prestations de la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST). Ce projet de loi permettrait de mettre fin aux disparités de traitement entre les femmes occupant un travail régi par le Code du travail du Canada et le Code du travail du Québec.
La deuxième lecture de mon projet de loi aura lieu le 3 mai prochain.
En cette Journée Internationale des Femmes, je tiens à saluer nos sœurs, nos mères, nos filles, nos collègues et toutes les femmes qui bâtissent notre société. J'encourage toutes les jeunes femmes à foncer, prendre leur place et briser les barrières qui existent, hélas, toujours vers le chemin de l'égalité entre les hommes et les femmes.
J’invite les femmes intéressées à se joindre au comité femmes de l’Association NPD de Rosemont – La Petite-Patrie à signifier leur intérêt en envoyant un courriel à npdrosemontpetitepatrie@gmail.comou en téléphonant au (438) 936-2015.
Pourquoi ce thème ? Parce que l’on entend trop souvent dire que l’égalité est atteinte et que le féminisme n’a plus raison d’être. C’est faux. Bien sûr, un grand bout de chemin a été fait. Toutefois, comme le fait valoir la FFQ, «plusieurs indices d’égalité témoignent soit de la stagnation, soit du recul de l’égalité dans la société».
L’accès limité des femmes aux positions de pouvoir est l’un des nombreux constats qui inquiète
La composition du Parlement canadien en est un exemple flagrant. Un peu moins du quart des députés, soit 76 sur 307, sont des femmes. Lors des dernières élections, chez les Conservateurs, seulement 68 des 307 candidat-e-s étaient des femmes, soit 22%. Les Libéraux et le Bloc Québécois, quant à eux, comptaient respectivement 29% et 32% de candidates.
Au Nouveau Parti Démocratique, en mai dernier, 40% des candidat-e-s étaient des femmes, soit 124 candidates sur un total de 308. 40 d’entre elles ont été élues. Notre caucus est celui qui compte le plus grand nombre de femmes de toute l’histoire du Parlement. Nous continuerons à nous battre afin que les femmes aient leur voix au Parlement.
Dans l’association NPD de la circonscription que je représente, le 5 février dernier, en assemblée générale, nous avons choisi de nous doter de statuts qui exigent la parité des genres au sein du comité exécutif, faute de quoi des sièges seront laissés vacants. Résultat : Le comité exécutif est présentement composé de 5 femmes et de 5 hommes. Je salue cette initiative. Dans la lutte pour l’égalité des sexes, il ne faut pas se contenter de demi-mesures.
La pauvreté chez les femmes est également des plus inquiétantes
Les femmes ont beau être davantage scolarisées que les hommes, elles ont des revenus inférieurs à ceux-ci. Ce paradoxe est toujours d’actualité en 2012. Ainsi, quel que soit leur niveau d’études, les femmes touchent, à leur entrée sur le marché du travail, un salaire hebdomadaire brut inférieur à celui des hommes. Et même par la suite, les revenus d’emploi des femmes travaillant à temps plein correspondaient en 2008 à 78,4 % de ceux de leurs homologues masculins.
J’ai relu récemment les statistiques contenues dans le document« Portrait des Québécoises en 8 temps », édition 2011, publié par le Conseil du statut de la femme. On y lit que les raisons expliquant cet état de fait sont multiples, mais qu’elles sont principalement :
1) Les femmes tendent à se concentrer dans des professions majoritairement féminines (32,9 %), lesquelles sont moins bien rémunérées (secrétaire, vendeuse, caissière, éducatrice, infirmière, enseignante, etc.) et ;
2) Un fort pourcentage d’entre elles (23,9 %) travaillent à temps partiel.
Il est frappant de constater que selon les données de 2009, 63,4 % des travailleurs rémunérés au salaire minimum étaient des femmes.
La santé des femmes et leur droit à des conditions de travail décentes
J’ai déposé en octobre dernier un projet de loi visant à protéger les droits des femmes enceintes et allaitantes qui doivent quitter leur emploi pour protéger leur santé ou la santé de leur enfant.
Le Code canadien du travail prévoit actuellement des dispositions incitant les employeurs à offrir des tâches de remplacement si le travail d’une femme enceinte ou allaitante occasionne des risques pour sa santé. Si l’employeur ne peut muter l’employée, celle-ci peut se prémunir d’un congé sans solde.
Le projet de loi que j’ai déposé a pour objectif de permettre à toutes les travailleuses canadiennes de bénéficier d’un retrait préventif selon les dispositions en vigueur dans leur province. Au Québec, les travailleuses occupant un emploi régi par le Code du travail du Québec peuvent bénéficier de prestations de la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST). Ce projet de loi permettrait de mettre fin aux disparités de traitement entre les femmes occupant un travail régi par le Code du travail du Canada et le Code du travail du Québec.
La deuxième lecture de mon projet de loi aura lieu le 3 mai prochain.
En cette Journée Internationale des Femmes, je tiens à saluer nos sœurs, nos mères, nos filles, nos collègues et toutes les femmes qui bâtissent notre société. J'encourage toutes les jeunes femmes à foncer, prendre leur place et briser les barrières qui existent, hélas, toujours vers le chemin de l'égalité entre les hommes et les femmes.
J’invite les femmes intéressées à se joindre au comité femmes de l’Association NPD de Rosemont – La Petite-Patrie à signifier leur intérêt en envoyant un courriel à npdrosemontpetitepatrie@gmail.comou en téléphonant au (438) 936-2015.
mardi 6 mars 2012
J’appuie l’Association générale des étudiantes, étudiants du Collège de Rosemont (AGECR)
Plus de 125 000 étudiants sont en grève à travers la province pour protester contre la hausse des frais de scolarité. Dans la circonscription que je représente à la Chambre des Communes se trouve un cégep: le Collège de Rosemont. L’Association générale des étudiantes, étudiants du Collège de Rosemont (AGECR) représente près de 3300 membres et a débuté son mandat de grève hier, au retour de leur relâche scolaire.
J’appuie l’AGECR dans sa volonté d’améliorer la situation financière des étudiantes et étudiants de niveau postsecondaire et l’accessibilité aux études universitaires. Les revendications des étudiantes et étudiants sont légitimes et mon parti, le NPD, exige du gouvernement fédéral qu’il agisse, dans le respect des champs de compétence du gouvernement du Québec, afin d’atténuer l’augmentation des frais de scolarité.
Le NPD a déposé un projet de loi à ce sujet le 23 juin 2011 (C-265). Ce projet de loi prévoit un transfert dédié aux provinces visant à assurer la qualité et l’accessibilité de l’éducation postsecondaire. Pour faire foi de notre volonté de réduire les frais de scolarité, le NPD s'est aussi engagé, au cours de la dernière campagne électorale, à augmenter le transfert fédéral à cette fin de 800 millions de dollars. Nous demandons également au gouvernement fédéral de réduire l’impôt des étudiantes et étudiants de niveau postsecondaire en faisant passer le crédit d’impôt fédéral à l’éducation de 4 800$ à 5 760$.
Je me joindrai aux étudiants du Collège de Rosemont pour piqueter la semaine prochaine. Venez vous joindre à moi!
J’appuie l’AGECR dans sa volonté d’améliorer la situation financière des étudiantes et étudiants de niveau postsecondaire et l’accessibilité aux études universitaires. Les revendications des étudiantes et étudiants sont légitimes et mon parti, le NPD, exige du gouvernement fédéral qu’il agisse, dans le respect des champs de compétence du gouvernement du Québec, afin d’atténuer l’augmentation des frais de scolarité.
Le NPD a déposé un projet de loi à ce sujet le 23 juin 2011 (C-265). Ce projet de loi prévoit un transfert dédié aux provinces visant à assurer la qualité et l’accessibilité de l’éducation postsecondaire. Pour faire foi de notre volonté de réduire les frais de scolarité, le NPD s'est aussi engagé, au cours de la dernière campagne électorale, à augmenter le transfert fédéral à cette fin de 800 millions de dollars. Nous demandons également au gouvernement fédéral de réduire l’impôt des étudiantes et étudiants de niveau postsecondaire en faisant passer le crédit d’impôt fédéral à l’éducation de 4 800$ à 5 760$.
Je me joindrai aux étudiants du Collège de Rosemont pour piqueter la semaine prochaine. Venez vous joindre à moi!
jeudi 1 mars 2012
Arrêtons de mettre des enfants de réfugiés en prison !

Aujourd'hui, lors de ma déclaration à la Chambre des communes, j'ai dénoncé l’incarcération d’au moins 430 enfants par année dans des prisons canadiennes. Ces jeunes, ce sont des enfants de réfugiés, qui ont connu la guerre, la violence, la famine. Qu’est-ce que le Canada leur offre ? Un séjour en prison, sans éducation, sans soutien psychologique. Pourquoi sont-ils enfermés ? Parce qu’un agent d’immigration a considéré que leur parent pourrait ne pas se présenter devant les autorités ou ce parent n’a pas convaincu l’agent de son identité. Alors qu’évidemment, souvent une personne persécutée doit quitter son pays sous une fausse identité.
J'ai également rappelé que la situation ne va pas s’améliorer prochainement, étant donné que C 31 prévoit de rallonger les peines de prison pour les demandeurs d’asile qui arrivent en bateau, avec un soi-disant passeur et pire encore un groupe désigné directement par le ministre. Ce sont donc des dizaines d’enfants de plus qui iront dans les prisons canadiennes, souvent pour plus d’un an.
J'ai également rappelé que la situation ne va pas s’améliorer prochainement, étant donné que C 31 prévoit de rallonger les peines de prison pour les demandeurs d’asile qui arrivent en bateau, avec un soi-disant passeur et pire encore un groupe désigné directement par le ministre. Ce sont donc des dizaines d’enfants de plus qui iront dans les prisons canadiennes, souvent pour plus d’un an.
Le Conseil Canadien pour les Réfugiés, un organisme dans Rosemont-La Petite-Patrie, dit que cette incarcération est contraire à la Charte Canadienne des droits et liberté et à la Convention internationale relative aux droits de l’enfant.
Soyez certains que le NPD travaillera fort à mobiliser l’opinion publique pour que les nouvelles cellules de prisons de Monsieur Harper ne soient pas remplies de dizaines d’enfants qui ont besoin de soins et d’éducation.
J'ai parlé des enfants de réfugiés lors d’une déclaration à la Chambre des communes. Dans ce cadre-là un député peut s’exprimer sur le sujet de son choix, pendant une minute au maximum. D’autres débats plus étoffés auront lieu sur les réfugiés dans les prochaines semaines, quand le projet de loi C-31 sera débattu.
Crédit photo : UNHCR Les réfugiés maliens fuient au Niger en quête de sécurité
Journée d'actions contre les coupures prévues dans la fonction publique
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