mercredi 21 mars 2012

Deux visites au Collège de Rosemont



Au cours des derniers jours, je me suis rendu à deux reprises au Collège de Rosemont pour manifester ma solidarité aux étudiants en grève contre l’augmentation des frais de scolarité. J' ai participé au conseil de grève du vendredi 16 mars et je me suis joint à la ligne de piquetage le mercredi 28 mars.
J’appuie l’Association générale des étudiantes et étudiants du collège de Rosemont (AGECR) dans leur volonté d’améliorer la situation financière des étudiantes et étudiants de niveau postsecondaire et l’accessibilité aux études universitaires. Les revendications des étudiantes et étudiants sont légitimes et mon parti, le NPD, exige du gouvernement fédéral qu’il agisse, dans le respect des champs de compétence du gouvernement du Québec, afin d’atténuer l’augmentation des frais de scolarité.
Je serai à la grande manifestation du 22 mars pour revendiquer l’atténuation de l’endettement étudiant et pour permettre au plus grand nombre de faire des études postsecondaires.

mardi 20 mars 2012

Le gouvernement Harper se moque de l'industrie aéronautique canadienne




Les députés néo-démocrates Alexandre Boulerice (Rosemont-La-Petite-Patrie), Ève Péclet (La-Pointe-de-l'Île) et Isabelle Morin (Notre-Dame-de-Grâce-Lachine) ont affirmé leur soutien aux travailleurs d’Aveos rassemblés devant l’entreprise de Dorval mardi matin. Remerciés abruptement sans préavis, les travailleurs sont plongés dans l’incompréhension et le NPD a questionné l'immobilisme du gouvernement Harper dans ce dossier.

«L’entêtement du gouvernement de ne pas intervenir afin de protéger 1800 emplois est emblématique de la position des conservateurs vis-à-vis de tous les dossiers touchant le Québec. Ne pas intervenir dans un cas de mise à pied aussi massif, c’est se moquer de l’industrie aéronautique», affirme Ève Péclet.

«Le gouvernement conservateur ne se penche pas sur ce dossier sous prétexte qu’Air Canada et Aveos sont des entreprises privées. Pourtant, il ne se gêne pas pour intervenir dans les relations de travail de ces même entreprises», ajoute Alexandre Boulerice.

Rappelons que la Loi sur participation publique au capital d’Air Canada oblige l’entreprise à maintenir les activités du siège social dans la région métropolitaine et les centres d’entretien et de révision des avions dans les villes de Montréal, Winnipeg et Mississauga. À Montréal, les 1800 employés d’Aveos effectuaient le type de travail explicitement mentionné dans la loi.

Pour sa part, Isabelle Morin, qui représente la circonscription où se trouve Air Canada et où résident plusieurs des employés affectés, ne comprend pas comment une entreprise peut jeter ainsi ses travailleurs à la rue sans avertissement.

« Ces emplois sont importants pour l'économie montréalaise. Le gouvernement doit forcer Air Canada et ses sous-traitants à appliquer la loi et garder ces emplois ici », conclut Isabelle Morin.

C-31 : Les avocats dénoncent haut et fort les conséquences de ce projet de loi



Dernièrement, à la Chambre des Communes, Jason Kenney, Ministre de la Citoyenneté, de l’Immigration et du Multiculturalisme, niait que des avocats s'insurgent contre les conséquences que va engendrer C-31. Le forum organisé par ma collègue Sadia Groguhé, députée de Saint-Lambert et porte-parole adjointe en matière de citoyenneté et d'immigration, lui donne tort une fois de plus.


Autour de la table, deux avocats ont brillamment démontré les dangers de C-31. Mitchell Goldberg, vice-président de l'Association Canadienne des Avocats et Avocates en Droit des Réfugiés, a dénoncé les points suivants :


* La détention des demandeurs d'asile désignés par le ministre pendant 12 mois sans révision possible : Maitre Goldberg a fait un parallèle avec lequel je suis bien d'accord. Au Québec, l'une des rares fois où des gens ont été arrêtés de façon arbitraire, c'est après la loi sur les Mesures de guerre. C-31 permettra au ministre de mettre en prison pendant 12 mois des 'groupes' (entendre deux personnes ou plus) selon son bon vouloir, des gens dont le crime sera de chercher une vie sereine au Canada, loin des persécutions qu'ils subissent dans leur pays. Maitre Goldberg pense que la Cour Suprême aura à trancher sur la constitutionnalité de ce point-là.


* La résidence permanente conditionnelle : Un réfugié reconnu, installé depuis des années au Canada pourrait se faire renvoyer dans son pays d'origine si celui-ci est considéré comme étant devenu 'sûr'. Imaginez les centaines de milliers de Chiliens, Rwandais, Vietnamiens et autres qui sont venus pendant que leur pays connaissait la guerre ou la dictature et qui, après 15-20 ans, seraient renvoyés dans leur pays d'origine ! Après toutes ces années au Canada, leur pays, leur chez-eux, c'est le Canada !



Le forum de Madame Groguhé a permis d'aborder de nombreux autres sujets tel que la reconnaissance des diplômes. Merci pour ce bel événement, mobilisateur et rassembleur. C'est ensemble, avec la mobilisation des citoyens et des organismes communautaires que nous devons dire non à C-31 et défendre les droits des réfugiés !

vendredi 16 mars 2012

Longue vie à Tapage !

Tapage, un nouveau magazine pour et par les jeunes a été lancé hier, à l'Arthothèque dans Rosemont-La Petite-Patrie. C'est un excellent magazine, avec des articles très intéressants et une mise en page flyée et dynamique. Une publication vraiment rafraichissante.
Bravo à toute l'équipe !
http://www.tapage.ca/extras

jeudi 15 mars 2012

Le 9 mars, j'ai déposé à la Chambre des Communes une pétition de citoyens en soutien à Radio-Canada

"Monsieur le Président, un an après avoir fêté le 75e anniversaire de Radio-Canada, le gouvernement conservateur s'apprête à fragiliser cette institution emblématique. La situation est d'ailleurs ironique, car le parti qui veut sabrer dans le budget de Radio-Canada est celui-là même qui l'a créé. Oui, au début des années 1930, les conservateurs ont voulu un diffuseur public pour protéger l'identité canadienne et donner une tribune à l'expression des deux peuples fondateurs et des nations autochtones.

J'ai l'honneur de présenter une pétition de citoyens qui vient, d'une part, en soutien à Radio-Canada, et d'autre part, qui conteste les coupes de financement du seul radiodiffuseur national bilingue, qui a vu successivement son financement coupé de plus de 50 p. 100 par les libéraux et les conservateurs.

Malgré cela, CBC/Radio-Canada continue avec force de représenter la voix des Québécois et des Canadiens d'un bout à l'autre du pays. Ces gens tiennent à leur diffuseur public.

Les objectifs et le rôle de Radio-Canada doivent absolument être subventionnés à la hauteur des attentes imposées par les lois qui l'encadrent. Les conservateurs ont le devoir de protéger ce joyau qu'ils ont eux-mêmes créé."

mardi 13 mars 2012

Un bâillon pour accélérer les « détentions humanitaires » et autres entraves aux droits des réfugiés

Les conservateurs ont imposé lundi 11 mars leur 18e bâillon en Chambre, pour faire taire le débat sur le projet de loi C-31, car la discussion mettait trop en évidence l’absurdité de leurs mesures.

Avec C-31, les demandeurs d’asile arrivés avec l'aide d'un soi-disant « passeur » devront purger automatiquement un minimum de 12 mois de réclusion. Le ministre Jason Kenney défend cette mesure en disant qu’il s’agit de « détentions humanitaires » (voir la vidéo). Un contre-sens absolu ! Qu’y a-t-il d’humanitaire à jeter en prison des gens qui ont besoin de soutien psychologique après avoir vécu la guerre ou la persécution dans leur pays ?

Théoriquement les enfants des moins de 16 ans ne seront pas détenus, mais en réalité, les familles des demandeurs seront confrontées à un choix déchirant : rester ensemble en prison ou de se séparer de leurs enfants.

Les personnes arrivées avec l’aide d’un soi-disant « passeur » devront passer au moins 12 mois de détention ferme sans possibilité de révision par les tribunaux. La disproportion tient non seulement au fait que la période d’enfermement est excessive. Mais aussi, à ce que cette mesure retire aux demandeurs d’asile – désignés par le ministre - des garanties procédurales et porte atteinte à leurs droits fondamentaux.

De surcroît, on punira les personnes ayant obtenu le statut de réfugié en en leur empêchant d’obtenir la résidence permanente et la réunification familiale avant 5 ans.

La détention automatique des demandeurs d’asile désignés est arbitraire, car cette dernière permet l’emprisonnement des personnes innocentes. Où est passé le principe de présomption d’innocence ?

À nos yeux, cette incarcération automatique est inefficace et contre-productive, Celle-ci se base sur le mythe selon lequel la répression dissuade. Cependant, dans des pays où des dispositifs pareils ont été mis en place, les demandes d’asile n’ont pas pour autant diminuée1. Les flux migratoires obéissent à leurs propres règles et conditions. L’incarcération automatique ne fera pas réduire le nombre des demandeurs d’asile, elle ne fera qu’augmenter leurs souffrances. Quoi que en dise le gouvernement, ce traitement n’est pas humanitaire.

Voici un lien vers une capture vidéo de mes interventions lors du débat du 6 mars dernier à la Chambre des Communes sur C-31:
http://ow.ly/9De6C







Idil Atak, « La détention et les droits humains » Vivre ensemble, Volume 17, No 58. Pag 27. Hiver/ Printemps 2010.

lundi 12 mars 2012

Trois femmes de la Petite-Patrie à l'honneur


Pour souligner la Journée Internationale des Femmes, la Coalition 8 mars Petite-Patrie a organisé un brunch de quartier dimanche dernier. Ma collègue Marie-Dominique Giguère était présente. Trois femmes exceptionnelles qui ont laissé leur marque dans le quartier ont été honorées lors de cet événement. Bravo et merci à Laurence Lagouarde, ancienne directrice du Service Entraide Passerelle (SEP), Guylaine Dion, qui a débuté sa carrière d’agente sociocommunautaire pour le Service de Police de la Ville de Montréal (SPVM) dans la Petite-Patrie, et Ninette Piou, directrice du Centre NA Rive!


Sur la photo : Guylaine Dion s'adresse aux femmes après avoir reçu le prix 'Merci'